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Conférence - 11 février 2020

La Querelle des femmes à l’aube des Temps modernes

Mardi 11 février à 14 h 30 – Amphi G / IUT

La Querelle des femmes à l’aube des Temps modernes, dans les premiers discours féministes et misogynes imprimés en français

Tatiana Clavier – Enseignante en Expression-Communication, Langue et Littérature française à l’Université de La Rochelle – Chercheuse associée au laboratoire DYPAC à l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

 

Enseignante en Expression-Communication à l’IUT de La Rochelle, Tatiana Clavier donne aussi des cours de langue et de littérature du Moyen Âge et de la Renaissance en Licence de Lettres.

Chercheuse associée au laboratoire DYPAC (Dynamiques Patrimoniales et Culturelles) à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, membre de la SIEFAR (Société Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime), elle a d’abord collaboré à l’édition des Enseignements d’Anne de France à sa fille (1505), s’est ensuite intéressée aux textes de cette période consacrés à l’éducation des femmes, puis plus largement aux modèles féminins et aux polémiques autour des femmes, de l’amour et du mariage.

Elle a soutenu une thèse de doctorat dirigée par Éliane Viennot sur La construction des identités de genre à travers les discours didactiques, édifiants et polémiques imprimés à la Renaissance (1483-1594) dont elle prépare l’édition. Elle a publié plusieurs articles et poursuit ses travaux sur la Querelle des femmes et la construction du genre à la Renaissance, en s’intéressant particulièrement aux premiers textes imprimés en langue française (v. 1475-1600).

 

 

La nef des dames vertueuses, Symphorien Champier, Lyon, Jacques Arnoullet, 1503
Source : gallica.bnf.fr/bibliothèque municipale de Lyon

 

 

Les XVe et XVIe siècles voient s’accélérer la dégradation de la situation et des droits des femmes qui sévit depuis la fin du XIIIe siècle, parallèlement à la montée en puissance de la clergie. Les résistances de l’aristocratie princière se font entendre dès le milieu du XVe siècle dans les duchés dont les dirigeantes soutiennent les premières manifestations de la Querelle des femmes, puis au sommet de l’État français entre la mort de Louis XI (1483) et celle d’Henri III (1589), où les reines et régentes se succèdent au pouvoir, défendent leurs intérêts et s’entourent de partisans.

La période des premiers imprimés (fin XVe et XVIe siècle) est donc aussi celle de l’exacerbation de la Querelle des femmes, les débats autour des rôles et capacités de chaque sexe ayant suscité maintes prises de parole matérialisées dans d’innombrables écrits. L’état des lieux de la première production imprimée montre en effet que les nombreux discours misogynes et misogames confiés aux premières presses ont suscité de multiples ripostes.

Comment les partisans de l’un et l’autre camps se sont-ils appropriés les possibilités offertes par ce premier « média de masse » pour présenter, contester ou défendre leurs idéaux de genre ? Les rhétoriques mises en œuvre dans les textes les plus divulgués montrent la virulence des partisans de l’ordre de genre, mais les interférences dans leurs discours révèlent aussi la force de l’argumentaire pro-féminin, sinon féministe, à l’aube des Temps modernes.

 

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