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Conférence - 12 novembre 2019

Les liaisons dangereuses du sport et de la politique

Mardi 12 novembre à 14 h 30 – Amphi G / IUT

Les liaisons dangereuses du sport et de la politique

Jean-Michel Blaizeau – Sociologue et historien du sport

 

Jean-Michel BLAIZEAU, Rochelais, 70 ans, historien et écrivain du sport, est Président de l’association départementale Les Écrivains de la Côte.  Il est cofondateur du Salon du livre de La Rochelle, dont il a été directeur  de 2000 à 2014. Il a été Vice-président du Stade Rochelais chargé de la communication de 2004 à 2010, puis correspondant spécial pour la rubrique rugby au journal « L’Equipe » de 2010 à 2014.

Jean-Michel Blaizeau participe au carrefour annuel des historiens du sport où ses communications sur la sociologie et l’évolution du rugby sont très attendues. Il est également consultant rugby pour NA RADIO, lors de matches de coupe d’Europe.

À ce jour, il a écrit 24 ouvrages  sur la sociologie et l’histoire du sport national ou olympique, dont huit sur le Stade Rochelais.

 

Au fil du temps, au-delà des cultures, la tentation des nations vaincues militairement a toujours été de mobiliser les forces vives de la jeunesse, soit en l’incitant, soit en l’encadrant, souvent dans un esprit revanchard, afin de laver l’affront de la défaite et d’exorciser la domination des conquérants. Comme si les poitrines musclées et les cœurs bien « trempés » pouvaient résoudre les problématiques stratégiques, militaires ou les alliances de circonstance.

Puis, par sa médiatisation exponentielle, le sport est devenu une vitrine en même temps qu’un vecteur de cohésion nationale pour affirmer une domination, voire une supériorité identitaire ou raciale, transférée sur d’autres champs, avant de devenir un redoutable moyen de pression géopolitique.

Le Dopolavoro du Duce dans une Italie fasciste, les jeux Olympiques nazis de 1936 à Berlin, la massification des pratiques et le sport ouvrier sous le Front populaire, l’activité physique utilisée comme vecteur de redressement national dans une France pétainiste en quête de renouveau sont autant d’instrumentations du sport au service de causes souvent moins nobles qu’il n’y paraît.

Cet encadrement et ces manipulations du mouvement sportif à l’échelle d’un État annoncent les outrances et les dérives idéologiques au temps de la guerre froide, des blocs Est-Ouest ou des régimes totalitaires et répressifs d’Amérique du Sud. La chute du mur de Berlin, en 1989, apaisera ces tensions cristallisées sur le champ du sport. Néanmoins, la tentation demeure pour le monde politique de mobiliser la jeunesse à des fins utilitaristes, étatiques ou de propagande…

Sport espace de liberté, sport vecteur de cohésion sociale, sport enjeu de domination, l’équilibre semble toujours précaire et difficile à circonscrire, tant les antagonismes demeurent entre le développement individuel du sportif au gré de sa pratique, et la récupération programmée des politiques pour répondre à des objectifs idéologiques, nationalistes ou identitaires.

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