RAPPEL Parking IUT et Accès aux amphis

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Opéra au Grand Auditorium de Bordeaux – 29 mars 2015

Dimanche 29 mars – Grand Auditorium de Bordeaux

TRISTAN ET ISOLDE,  OPÉRA DE RICHARD WAGNER

 

Journée réussie, selon les participants, bien que tous les éléments se soient ligués pour contrarier le projet. Et pourtant, les élections départementales, le Dimanche des Rameaux, la présentation de l’Opéra (habituellement proposée avec brio et enthousiasme par Laurent Croizier) annulée, la personnalité controversée de Richard Wagner, le très long destin de Tristan et Isolde et…le temps maussade n’ont pas réussi à décourager les valeureux participants.

Dans un autocar flambant neuf, notre conducteur ponctuel, agréable et efficace au volant a accompli sa mission à la perfection.

Si les inscriptions ont tardé à être enregistrées, au final toutes les places en notre possession ont été pourvues d’un spectateur. Bien placés, les « Utéliens » ont apprécié le Grand Auditorium inauguré en janvier 2013. Certains d’entre eux étaient déjà venus dans ce nouvel auditorium assister à  SALOMÉ, opéra de Richard Strauss le 24 mars 2013. Il faut préciser que cette structure possède une fosse d’orchestre la plus grande d’Europe, accueillant 120 musiciens, ce qui rend possible les œuvres de Strauss et de Wagner interdites au Grand Théâtre de Bordeaux pour cause de fosse trop étroite. De plus, tout a été conçu et utilisé pour assurer une acoustique remarquable et un confort appréciable.

Et maintenant parlons de cet Opéra, non pas à la manière d’un mélomane averti,  d’autres l’ont déjà fait dont il est facile en effet de consulter les nombreux écrits. Mais il s’agit de rapporter les impressions et les sensations ressenties (à chaud) par les participants à la sortie.

note-musique21Tous ont été impressionnés par la voix exceptionnelle d’Isolde, tout en déplorant  sa stature imposante et rigide, ce qui empêchait parfois de voir en elle une amoureuse, une amoureuse wagnérienne en avons-nous conclu. Les deux héros sont en scène pratiquement tout le temps, performance qu’il faut saluer. Leur duo d’amour au deuxième acte est le plus long de l’histoire de la musique (trois quarts d’heure); il est interrompu par l’arrivée du roi Marke, fort apprécié dans son long et touchant monologue d’une voix de Basse extraordinaire. Son costume, royal, a retenu toute l’attention des spectateurs, alors que ceux des autres personnages ont été plutôt jugés moyens. La mise en scène a été qualifiée d’une sobriété intéressante. Les lumières ainsi que les espaces à différents niveaux ont été habilement utilisés.

Quant à l’orchestre, dès le prélude présentant les leitmotivs du drame, certains se sont sentis comme envoûtés.note-musique21 Lorsque les héros ont l’occasion de respirer, la musique ne s’arrête pas, les cors se font entendre dans le lointain, les trompettes, du haut du dernier niveau de la scène,  claironnent triomphales… tous les instruments de musique se font entendre distinctement avec leur sonorité. La musique de Wagner est remarquablement interprétée par les musiciens dirigés par le chef d’orchestre d’une façon magistrale.

Pour plusieurs participants, ce fut une surprise agréable, une découverte de Wagner et de sa musique. Pour l’un d’entre eux ce fut même une révélation, et pour une autre cinq heures d’ennui.

Enfin pour tous la « formule » de la sortie-musique à Bordeaux, autocar, repas, spectacle, est pratique et sympathique ; elle permet aux mélomanes de satisfaire leur passion et aux néophytes de découvrir l’Opéra.

Le livret de ce « drame musical » en trois actes est écrit par le compositeur Richard Wagner, inspiré de Gottfried von Strassburg (Tristan und Isolde, v. 1210). Il s’agit d’une légende traditionnelle celtique mise à l’écrit à partir du XIIe siècle. Wagner opère une synthèse originale du poème, influencé par le romantisme allemand et la philosophie de Schopenhauer. Certains ont perçu cet opéra comme le symbole de l’amour impossible entre Richard Wagner et Mathilde Wesendonck.

Direction musicale, Paul Daniel
Mise en scène, scénographie, lumières, Giuseppe Frigeni
Costumes, Lili Kendaka
Tristan, Erin Caves
Isolde, Alwyn Mellor
Brangäne, Janina Baechle
Kurwenal, Brett Polegato
König Marke, Nicolas Courjal
Melot, Guillaume Antoine
Ein Hirt et Ein junger Seeman, Simon Bode
Ein Steuermann, Jean-Marc Bonicel
Orchestre National Bordeaux Aquitaine
Chœur de l’Opéra National de Bordeaux