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Conférence - 3 décembre 2019

Témoignages musicaux et musiciens témoins du génocide des Juifs d’Europe

Mardi 3 décembre à 14 h 30 – Amphi G / IUT

Témoignages musicaux et musiciens témoins du génocide des Juifs d’Europe

Jean-Sébastien Noël  – Maître de conférences en Histoire contemporaine – Co-directeur du Département Sciences Humaines et Sociales à l’Université de La Rochelle

 

Maître de conférences en Histoire contemporaine à l’Université de La Rochelle, chercheur au Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA – EA1163) et chercheur associé au Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (CHCSC – EA2448), Jean-Sébastien Noël est spécialiste d’histoire culturelle de la musique. Son travail porte sur la mobilité des musiciens, ainsi que sur la circulation des productions et pratiques musicales dans l’espace Atlantique (Europe/États-Unis).

S’intéressant au rôle de la musique et des archives sonores dans le processus de construction mémorielle, il a notamment publié « Le silence s’essouffle »,  « Mort, deuil et mémoire chez les compositeurs ashkénazes »,  « Europe centrale et orientale, États-Unis », Nancy, PUN, 2016 (avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah) et, avec Anaïs Fléchet, « Musiques de guerre et musiques de la guerre », in AGLAN, Alya, Frank Robert, dir., 1937-1947, « La guerre-monde » – II, Paris, Gallimard, 2015. Intéressé par l’apport des Sound Studies à l’histoire culturelle de la musique, il réfléchit également aux processus d’élaboration des environnements ou « paysages » sonores.   

Il est membre du comité éditorial du projet international Transatlantic Cultures. Cultural Histories of the Atlantic World 18th – 21st Centuries (financé par l’Agence Nationale de la Recherche) et du programme de coopération internationale BALNEOMAR. Villes balnéaires / Cidades Balneárias (CAPES/COFECUB – 2018-2021), dirigé par Laurent Vidal et Paulo César da Costa Gomes. 

Il développe actuellement deux projets de recherche : un premier projet s’attachant à l’analyse des réseaux de musiciens d’avant-garde (notamment à travers les Rencontres Internationales d’Art Contemporain de La Rochelle (1973-1984) et un second consacré à une histoire transatlantique des musiciens klezmer (fin XIXe-milieu XXe siècles).  

 

Témoignages musicaux et musiciens témoins du génocide des Juifs d’Europe

Le centre Yad Vashem de Jérusalem conserve un violon ayant appartenu à Mordechai Schlain, jeune résistant juif et membre d’un groupe de partisans des forêts de Volhynie, assassiné en juin 1944. L’objet n’est pas une relique mais une trace « sonnante » rappelant, comme nombre d’autres documents d’archive (partitions, écrits, enregistrements de rescapés), que la musique jouait un rôle à la fois décisif et paradoxal dans ces années noires. Loin de n’être qu’un moyen de « résistance spirituelle », elle était utilisée par les nazis dans les camps de concentration ou dans les centres de mise à mort comme outils de contrainte ou d’humiliation (on assassinait au son de fox-trots hurlés par les haut-parleurs à Majdanek). Par ailleurs, elle était pratiquée, clandestinement ou légalement, par les populations internées des « Kz » (camps de concentration) ou des ghettos, au sein desquels les autorités édictaient des règles restrictives ou facilitaient, au contraire, le maintien d’une vie musicale.

A quoi ressemblait-elle ? Que sait-on des cabarets et des numéros de revue des ghettos de Varsovie ou de Vilnus ? Comment ces traces nous sont-elles parvenues et comment permettent-elles de reconstituer l’histoire de ces vies musicales ? A travers une analyse de documents d’archives, cette intervention se propose d’interroger l’histoire du génocide des Juifs d’Europe à travers un type de témoignage spécifique : celui des musiciennes et des musiciens, victimes ou rescapées, et celui des œuvres qui constituaient leur environnement sonore.  

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